Moi, plombé par un ancêtre?

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Entrons dans la réparation familiale inconsciente :

La psychogénéaologie fut une véritable révélation pour moi, c’est fou le nombre de choses que l’on peut vivre sans en connaître le sens caché et le temps que l’on peut perdre à ne pas savoir! Tant que notre inconscient nous influence, nous ne pouvons pas prétendre être libres, donc pas non plus être heureux. Grâce à la psychologie transgénérationnelle, nous avons un outil de décodage impressionnant, pour aller voir ce que fabrique notre inconscient au niveau de notre héritage familial! En effet, en jetant simplement un œil attentif et avisé à notre arbre généalogique, nous allons pouvoir comprendre nos comportements, certains événements récurrents mais aussi nos relations amoureuses! Testé et approuvé par toutes les personnes à qui j’ai entrepris de faire leur arbre!

Une famille peut vivre des traumatismes, des deuils, qui laissent des mémoires plus ou moins douloureuses et silencieuses… ces mémoires, véritables empreintes émotionnelles, se perpétuent dans l’inconscient familial, ceci durant plusieurs générations (L’épigénétique* étudie aujourd’hui ce type de transmission de l’information et travaille sur l’influence de notre environnement sur nos gènes). Il n’est pas rare de se retrouver soi-même, sans que personne ne l’ait voulu, l’héritier symbolique qui doit porter seul la  bien trop lourde mémoire de toute notre ascendance… Mettre tout son bagage familial en lumière pour pouvoir s’approprier son destin individuel ; tel est le programme! Vous pouvez recourir à l’aide d’un praticien qui pourra avec son expérience accéder à des interprétations subtiles, mais vous pouvez aussi décoder votre histoire familiale en lisant en remplissant ce tableau, c’est facile!

Le syndrome en question :

Il y a de fortes chances que nous soyons en lien avec une personne de notre famille décédée brutalement (avant notre naissance), si nous avons les symptômes suivants : sentiment de ne pas vivre sa vraie vie et d’en être spectateur, non-autorisation au plaisir, capacité à s’auto-saboter, comportement mou, peu joyeux et replié sur soi depuis toujours, mais aussi ; maladies paralysantes, dépression chronique, ou encore ; intérêt pour l’espace, les oiseaux, les avions, le paranormal. Lorsqu’on porte ce syndrome, on est susceptible de répéter les drames d’un ancêtre, aux dates anniversaires. Les connaître va nous libérer de certains scénarios de répétition. Je prête l’oreille désormais lorsque j’entends des personnes dire  » telle personne a donné sens à ma vie » ou « je suis là pour t’aider » ou « oui, c’est bien, mais pas pour moi » ou lorsque je les vois organiser leur vie de manière à ce qu’elles ne puissent pas en profiter.

  • On dit qu’on a le « syndrome du gisant« , autrement dit ; nous sommes sous l’influence d’un aïeul dont le décès ou les drames de vie ont laissé une trace indélébile. Notre lien avec lui est mis en évidence par des dates concordantes ou un prénom commun. C’est comme s’il nous incombait, pauvre de nous qui aurions pu arriver au monde tout frais-tout neuf, d’apaiser toute notre famille de sa mémoire émotionnelle (plus ou moins inconsciente), en rendant hommage à notre regrettée grand tante, morte tragiquement! Un fardeau qui peut plomber toute une vie car on ne s’est jamais senti à notre place, ni le droit d’être heureux et libre… Oui, mais ça c’était avant!! Avant de savoir que c’est un coup de pas-de-bol que ce soit tombé sur nous, que nous n’avons rien à voir dans ce drame qui appartient au passé, et que la meilleure chose que nous puissions faire pour rendre hommage à une personne dont la vie fut écourtée, c’est bien de profiter pleinement de la nôtre. Salomon Sellam dresse une liste des prénoms de patients pour qui il a retrouvé systématiquement une problématique de ce type ; Sylvie, Laurent, Vincent, Alexandre, Nicolas, Sandrine, Baptiste, Nicole, Yves, Nathalie, Emmanuel, etc. voir le livre Le Syndrôme du Gisant)
  • On peut aussi avoir le syndrome du gisant sous forme de l’enfant de remplacement. En effet, sans le contrôler ni le savoir, de nombreux parents, après une fausse couche ou un mort né, conçoivent l’enfant suivant ce drame, à la même date ou à la date d’anniversaire ou encore à la date de mort de l’être qui n’a pas pu voir le jour. C’est magnifique ; l’expression d’un deuil dans la magie d’un nouvel être tout vivant, un ange réincarné… mais le poids est le même, sinon plus, pour le porteur du syndrome, que s’il s’agit d’un ancêtre inconnu. En effet, les parents, et parfois les frères et sœurs aussi, sont en deuil et c’est très lourd, trop lourd pour un enfant qui, au tout début de sa vie, n’est qu’une éponge à émotions. La plupart du temps, ne s’en sentant pas le droit, il ne prend sa place et la vie pour lui, n’est pas une partie de plaisir. Parfois le deuil reste bloqué émotionnellement car il a été scellé en devenant un secret! Les secrets font toujours des dégâts car ils sont là pour entériner des émotions, alors que la nature des émotions, c’est de s’exprimer! Les conflits intérieurs grandissent, créent des déséquilibres, des maladies aussi. Alors, on ne met Rien sous le tapis!

Comment décoder :

  • Prenez votre date de naissance (sans l’année), ajoutez 3 mois, ajoutez encore 6 mois ; vous obtenez vos trois dates.
  • Faites ceci pour chaque membre de votre famille, en reportant tous leurs prénoms car ils constituent aussi des liens psychogénéalogiques. Essayez de remonter jusque 3 ou 4 générations, si c’est possible.

Vous pouvez y inscrire seulement les personnes décédées avant votre naissance, ou bien y ajouter aussi tous les membres de votre famile, ainsi que vos amoureux(ses) et grands amis.

Maintenant, vérifiez si une de vos trois dates coïncide avec l’une des quatre de vos ancêtres. Faites de même pour vos prénoms et les leurs. Dans cet exemple : je suis gisante deux fois ; par mon 2 ème prénom Jeanne qui me lie à Jeanne, une tante décédée à 10 ans (ce qui ne peut être qu’une mort traumatisante pour une famille), ainsi que par ma date de conception qui correspond à la date de décès de Jack. J’avais entendu dire un jour qu’il était digne et loyal et depuis j’ai toujours eu à cœur d’être digne et loyal comme Jack alors que je n’ai jamais su que cela de lui. Ma mère me disait souvent, « ne pars pas à l’aventure, sois prudente, fais bien attention » et je me suis toujours comportée sagement, sentant que c’était grave de ne pas se contenir, jusqu’à ce que je comprenne, que sans le savoir, elle faisait référence à Jeanne la pauvre enfant qui s’était noyée en tombant dans un puits, que j’incarnais symboliquement. Une partie de moi avait bien la même énergie aventurière. Je porte le prénom Laurence que l’on peut entendre comme l’eau rance ou l’eau rend… qui colle souvent avec une noyade.

Idée : vous pouvez aussi observer les éventuels liens entre les autres membres de votre famille, et découvrir d’autres gisants et leur proposer de leur expliquer la cause de leur souffrance, s’il sont ouverts. Dans cet exemple, on voit que Jeanne est née à la date de conception de Jack. Jack est décédé avant Jeanne, donc elle était sa gisante, peut-être cela pourra-t-il expliquer son parcours, son tempérament, sa souffrance.

Enquêter dans le réel :

Lorsque vous trouvez un lien, renseignez-vous sur cette personne ; est-elle morte dans des circonstances traumatisantes, brutales ou prématurées et que vous a-t-on raconté à son sujet, côté secrets de famille? Les mémoires silencieuses (secrets et non-dits) existent parce que des événements ont été vécus comme tabous, déshonorants ou insupportables. En posant des questions, vous allez sans doute bousculer les choses. Ne soyez pas surpris de susciter de la colère (la colère est une peur) ou que l’on ne vous réponde pas, en vous accusant en prime de faire du mal à remuer le passé! Plus les réactions sont vives, plus vous touchez du doigt l’émotionnel qui est coincé dans les consciences de votre famille. Armez-vous de courage ;  informez votre famille de ce qui se joue et pour vous-même, enquêtez. Faites parler de cet ancêtre ; qui l’a bien connu? Que lui est-il arrivé? Si votre famille n’est pas du genre ouverte, dites par exemple : « C’est marrant, je suis né(e) à la même date que lui! », laissez-les réagir et s’ils ne le font pas d’eux-mêmes, comparez votre vie à la sienne. La vérité n’est peut-être pas encore prête à sortir, mais vous aurez fait votre job jusqu’au bout, et vous pourrez sans aucun regret ni scrupule vous détacher de cette histoire.

Réparer l’inconscient familial grâce à un amour :

Parfois, si nous ne sommes pas porteur d’un tel lien, comme la réparation familiale a besoin de se faire, nous allons nous-même, sans le savoir, rapporter l’ancêtre manquant. Notre amour se portera sur une personne porteuse de ce lien, qui fera donc office de gisant! En nous mariant et/ou en faisant des enfants avec elle, toute notre famille vivra la réparation émotionnelle « demandée ». C’est assez fréquent… et après, on se demande pourquoi on s’est mis avec cette personne que l’on n’aime pas tant que ça et avec qui on ne s’entend pas si bien, qui n’est pas non plus comme on croyait! Les unions fortes mais tumultueuses peuvent révéler une réparation familiale à double sens. Le besoin inconscient de réparation familiale étant réciproque, la relation supporte vents et marées mais s’accroche.. non pas par amour généreux et libre, mais par besoin. Une telle révélation peut être suivie d’une rupture, puisque nous devons chacun un jour, nous libérer de nos obligations familiales, afin de créer notre histoire individuelle.

Un supplément pour comprendre ses autres relations :

Si nous ne sommes pas « gisant » et que nous n’en n’avons pas apporté dans notre famille ( ce qui est tant mieux), on peut tout de même se servir des dates (à 7 jours près max) pour comprendre les enjeux inconscients de nos relations affectives. Les dates de nos proches, si l’on y regarde de plus près, ne sont souvent pas sans rappeler celles de notre famille. Si notre amie ou notre collègue, née un 21 février nous met dans le même état d’agacement que notre sœur qui est du 26 février, c’est bien cette relation fraternelle qui se rejoue. On peut ainsi comprendre qui de notre père ou de notre mère nous cherchons symboliquement, à travers nos relations amoureuses.  Avec les personnes en lien avec nos dates de conception et de naissance, c’est la relation à nous-mêmes qui est en jeu. Notre prof préféré avait peut-être environ la même date d’anniversaire que la nôtre ; ceci crée une affinité naturelle. Ainsi, regardez les dates de naissance des artistes qui vous touchent et vous serez surpris de voir quel rapport ils ont avec vous.

Une thérapeute qui pratiquait aussi la psychogénéalogie, m’avait appris que je cherchais ma mère symboliquement dans mes relations amoureuses difficiles. Elle m’apprenait en même temps que j’étais la « gisante » de sa mère. Je n’ai jamais plus rencontré d’hommes en lien avec ma mère, par contre, je n’ai cessé de rencontrer pendant 7 mois, que ce soit dans la rue, en prenant des auto-stoppeurs, des co-voitureurs, des personnes en lien avec cette grand-mère! Ils me prenaient pour une voyante lorsque je dévoilais leur date d’anniversaire à 15 jours près! J’avais comme fini mon parcours, c’était à travers ma mère que je recherchais à contacter cette mémoire. Puis j’ai proposé à ma mère de faire ce travail pour en finir avec la lignée, étant donné que ma nièce est porteuse tout comme moi de ce lien.

Je me souviens d’une patiente  qui consultait en T.I.P.I. pour une peur d’abandon je crois, à qui j’avais proposé de faire son arbre. Elle avait perdu ses deux parents dans un accident de voiture et disait ne pas les regretter car ils étaient alcooliques et avait souffert à cause d’eux. Ses meilleurs amis avaient exactement la date d’anniversaire de ses parents ; elles les recherchaient inconsciemment. Vous devinez maintenant que cette jeune femme, dans le déni de la tristesse de ce deuil, pourra avoir des enfants aussi en lien avec ces défunts. C’est ainsi que l’on refile la mémoire et éventuellement le boulot à ses descendants. Raison de plus pour ne rien mettre sous le tapis!

La  libération :

La psychogénéaologie est un outil de connaissance qui a lui seul permet une prise de conscience souvent suffisante pour se libérer. Mais il se peut que votre état de mal-être ait généré d’autres malheurs et qu’une simple révélation ne vous remette pas d’aplomb. Je vous conseille d’aller voir des praticiens qui travaillent sur les mémoires du corps comme la Kinésiologie, la méthode TIPI, mais aussi la Guidance Informationnelle qui va agir sur les parties invisibles et multiples de votre être, dans le passé comme dans le présent. Pour amener votre famille à opérer un parfait nettoyage, rien de mieux que les Constellations Familiale, afin que tout le monde puisse reprendre sa digne place et retrouver l’harmonie.

*L’épigénétique

Existerait-il une forme de mémoire génétique qui se transmet d’une génération à l’autre? Les résultats d’une recherche réalisée aux États-Unis sur un modèle animal laissent à penser que les comportements peuvent être influencés par des émotions ressenties lors de situations vécues par des générations précédentes, et qui seraient transmises par ce qui peut être décrit comme une mémoire génétique.

Source : Radio-Canada avec BBC News

Les expériences menées par le Dr Brian Dias et ses collègues de l’Université Emory tendent à montrer qu’un événement traumatique affecte l’ADN dans le sperme et modifie le cerveau et le comportement des générations suivantes.

Dans leurs travaux, les chercheurs ont constaté que des souris entraînées à éviter une odeur transmettaient leurs aversions jusqu’à leurs « petits-enfants » . Ces résultats, publiés dans la revue Nature Neuroscience, pourraient avoir d’importantes retombées dans le traitement de phobies ou de l’anxiété.

Les rongeurs étaient entraînés à craindre une odeur similaire à celle des cerisiers. Les chercheurs ont ensuite observé les changements survenus à l’intérieur des spermatozoïdes. Ils ont découvert qu’une partie de l’ADN impliquée dans la sensibilité de l’odorat aux cerises était plus active dans le sperme des souris. Ainsi, les rejetons et leurs petits étaient par la suite très sensibles à cette odeur et l’évitaient, et ce, malgré le fait qu’ils n’aient jamais vécu d’expériences traumatisantes qui étaient liées à cette odeur. Certains changements dans la structure cérébrale ont également été observés. Les expériences d’un parent, même avant la conception, influencent fortement la structure et la fonction du système nerveux des générations futures.

Cette découverte montre donc l’existence d’une hérédité épigénétique transgénérationnelle, affirment les chercheurs.

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4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Dany Monnier dit :

    très intéressant!! A chacun ses fantômes !! pas simple la vie!!!

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  2. Merci pour cet article très intéressant et bien documenté. J’ai beaucoup lu sur le sujet (qui n’a pas de fantôme dans les placards?), Aïe, mes aïeux d’Anne Ancelin Schützenberger, Cette famille qui vit en nous de Chantal Rialland, J’ai mal à mes ancêtres de Van Eersel et Maillard, entre autres. Je ne connaissais pas la méthode de la date de naissance (+ 3mois, + 6mois). Je vais essayer :)

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    1. Lia dit :

      Ah bon, tant mieux ;)
      Oui, qui n’a pas un fantôme dans le placard, hihi!
      Merci à vous et bonne recherche :)
      Lia

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      1. Merci Lia, au plaisir de vous lire.

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