S’excuser : pourquoi et comment?

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Comment :

  • Les « mots magiques » ne le seront pas si la sincérité manque, alors pour demander pardon, pas le choix, il faut être prêt soi-même. La grande classe est de demander à sa « victime » si elle veut bien nous pardonner ou nous excuser. « Excuse-moi » et « pardonne-moi » peuvent résonner comme un ordre, ce qui n’arrange pas les choses car tout est là justement ; on ne peut pas imposer à l’autre de nous pardonner.
  • On ne peut pas non plus lui demander d’en avoir envie pile au moment où l’on se repentit… On doit lui laisser le temps nécessaire. Pardonner vous le savez, se fait lorsque c’est bien ressenti, que c’est le bon moment.
  • On ne supplie pas l’autre de nous pardonner, car il risque de le dire pour nous faire plaisir et que ferions-nous d’un faux pardon? Nous ne serions pas plus avancés (d’ailleurs qu’obtenons-nous avec des supplications?!).

Pourquoi :

Restez sincère et respectez-vous. Discernez le problème : repérez ce qui est juste ou pas pour vous et pour la personne concernée. Faites appel à votre intuition, votre cœur.

Est-ce que je me respecte en lui demandant pardon :

  • Joue-t-elle sur mes sentiments pour obtenir le pouvoir ou ce qu’elle veut?
  • Est-ce que je demande pardon dans un but précis ou suis-je sincère?
  • Est-ce que je demande pardon par habitude? Par culpabilité pour autre chose?

Si je n’ai pas envie de m’excuser :

  • Est-ce par fierté? La fierté est une barrière du mental, qui fausse les relations.
  • Par manque d’amour? Est-ce que je ressens encore de la compassion?
  • Est-ce que j’attends en retour des excuses de sa part pour autre chose (sentiment d’injustice à réparer)?
  • Est-ce que j’ai envie que les choses s’arrangent ou une partie de moi cherche à détruire la relation (cela peut-être aussi pour de bonnes raisons)?
  • Je lui en veux trop. Se connecter à ses ressentis, les comprendre, faire la part des responsabilités puis le moment voulu, s’exprimer calmement.

Ne pas s’excuser trop souvent :

1) Ça ne marche pas :

  • Vous ne trouvez pas difficile de demander pardon et vous le faites volontiers : lorsque l’on demande pardon sincèrement, on a de la compassion pour la peine occasionnée car on a compris ce qu’il s’est passé. Donc, en toute logique, on évite de reproduire l’impair. Si vous reproduisez le même genre d’erreurs ou maladresses, vous vous discréditez tout(e) seul(e) ; en effet vos excuses sonneront faux, comme quelqu’un qui ne réalise pas ce qu’il dit ou qui n’est simplement pas sincère!
  • On ne pardonne pas à l’infini.la clé du bonheurImaginez que l’on vous marche sur les pieds : la 1ère fois, devant les excuses de la personne responsable, vous l’excusez volontiers. La seconde, vous vous demandez si elle a réalisé qu’elle négligeait vos pieds et le doute s’installe mais vous pouvez encore excusez la personne qui réalise sa maladresse et porte beaucoup de compassion à vos pauvres pieds. La 3ème fois, la personne s’excuse encore, mais là, vous ne pouvez plus lui faire confiance et ce, même si elle est sincère car ; ne modifiant pas son comportement, c’est à vous de prendre des mesures de protection. Vous ne lui pardonnerez pas car cela sera une énergie perdue de croire en quelque chose  d’improbable. Elle a perdu votre confiance et vous ne vous sentez pas respecté(e) ; vous prenez donc vos distances afin de garantir votre protection (c’est la version pacifiste!). Maintenant, imaginez que l’on vous ait déjà piétiné les pieds à plusieurs reprise dans le passé ; vous ne laisseriez sans doute à votre piétineur, qu’une seule chance… hum, et encore! (ceci dit, chacun doit prendre ce qui lui revient, et ne pas faire payer à quelqu’un pour les autres!)

2) Vous risquez de vous dévaloriser

Le second problème est que vous pourriez en vous excusant de manière démesurée, pour tout et n’importe quoi, en plus de banaliser quelque chose qui a du sens et qui est utile, vous vous dénigrez à ses yeux. S’excuser trop souvent revient à s’auto-flageller ; personne n’est nul ou irrécupérable. Si vous avez mal agit, ce n’est pas vous qui êtes mauvais mais votre comportement. Quelqu’un qui s’excuse sans cesse, peut avoir une difficulté profonde à assumer sa propre existence (voir le syndrome du gisant). Comprenez bien que l’autre est influencé parce que nous pensons de nous, alors si vous voulez être estimé, estimez-vous.

Demander pardon :

1 : je comprends ta souffrance.

2: comme je t’aime ou comme je suis humain,  je suis désolé(e).

3 : comme je tiens à garder ta confiance, j’éviterai que cela se reproduise.

 

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